
Au Théâtre de Caen, Alex Lutz, comédien et réalisateur, livre un portrait décalé et tendre de son père Gérard, décédé à 72 ans. Entre objets hétéroclites, souvenirs rocambolesques et personnages pittoresques, le spectacle raconte la vie d'un fan de rock soixante-huitard, un brin fanfaron, atteint du syndrome de Diogène et d'une certaine inclination pour la bouteille. Avec pudeur et fantaisie, Alex Lutz croque cette galerie de proches, des baby-boomers un peu désorientés, puis l'employée cocasse des pompes funèbres.
Ce monologue émouvant et drôle offre bien plus qu'un hommage familial : il interroge la transmission entre générations, les non-dits et les liens qui unissent pères et fils. Accompagné par deux chevaux sur le plateau, le spectacle conjugue humour acéré et tendresse, dérision et profondeur. La pièce a remporté le Molière de l'humour 2026, reconnaissance qui souligne la pertinence du ton et la force de cette exploration des rapports intergénérationnels.