
L'Aérozone revient les samedi 5 et dimanche 6 septembre 2026 dans un cadre que personne n'attendait : l'église Saint-Nicolas de Caen, édifice roman du XIIe siècle désacralisé et classé monument historique. Deux jours de cultures alternatives portés par l'association Aéro, sur une idée de Jérôme Lelièvre, Erroll Kling et Mickaël Doinard.
Au programme : graffiti en direct, musique hip-hop live, tatouage et marché artisanal. Le tout pour une entrée symbolique de 2 euros, ouverte à tous.
Le coeur du festival, c'est le graffiti. Une vingtaine d'artistes venus de toute la France investissent l'église pour des créations réalisées sur place, sous le regard du public. Portraits hyper-réalistes, lettrages, abstraction, imagerie populaire : les styles se côtoient et montrent l'étendue de ce que recouvre la culture urbaine quand on lui laisse de l'espace. Certains travaillent au pinceau, d'autres à la bombe, tous face aux colonnes de pierre et aux voûtes romanes. Le contraste visuel est assumé, mais ce n'est pas un simple effet de scène : c'est la rencontre de deux formes d'art populaire que quelques siècles séparent et qu'un même besoin d'expression rapproche.
Les oeuvres ne disparaissent pas avec le weekend. Elles seront exposées du 7 au 14 septembre dans les nefs de l'église, avant d'envisager une itinérance sur le territoire normand.
Le tatouage s'inscrit dans la même logique : art du geste, de la transmission, longtemps relégué en marge avant de s'imposer pleinement. Les artistes présents sont disponibles pour échanger sur leurs techniques, et pour ceux qui le souhaitent, réaliser une pièce sur place.