
Caroline Bouyer et Lise Duclaux investissent le Musée des Beaux-Arts de Caen en résidence, invitées par le Festival Normandie Impressionniste. Bouyer convoque le dessin en dialogue constant avec la gravure pour construire des paysages urbains, naturels ou oniriques qui interrogent la mémoire, en s'appuyant notamment sur les collections de gravures du musée. Duclaux, elle, fait du vivant sa matière première : elle explore l'intelligence du monde végétal, ses capacités d'adaptation et de régénération à travers différents médiums, attirée par cette « spontanéité qui nous échappe ».
L'exposition révèle deux démarches plastiques complémentaires, où le dessin et le motif naturel se nouent autour de questions de transformation et de mémoire. Sous la commissariat de Milena Glicenstein, ce projet de résidence articule interrogation du patrimoine graphique et engagement face au vivant.