
Le Solo Jazz plonge ses racines dans le Charleston, né au début des années 1920 dans les communautés afro-américaines des États-Unis, en pleine effervescence du ragtime et du jazz naissant. Popularisée par le spectacle de Broadway Runnin' Wild en 1923, cette danse solo devient vite le symbole d'une époque qui cherche à s'affranchir des conventions, celle des Années folles. En France, c'est la danseuse Joséphine Baker qui la fait connaître, l'emmenant sur les plus grandes scènes parisiennes.
Dans les décennies suivantes, le Charleston évolue au contact du swing et des big bands pour devenir le Solo Jazz que l'on connaît aujourd'hui : une danse vive, faite de jeux de jambes énergiques, d'isolations et de rebonds, où chacun improvise et affirme sa propre gestuelle sur la musique. Pas besoin de partenaire, ni d'expérience préalable : le Solo Jazz se pratique seul, mais se vit souvent en groupe, dans une énergie collective portée par le rythme.