
Poésie Zéro et King Kong Meuf débarquent au Big Band Café pour une déflagration punk venue de Montreuil. Le groupe, autoportrait d'une rage joyeuse et décalée, carbure aux clichés du genre avec dix albums à son actif et une bande sonore d'une colère brute qui sonne comme des cris de fureur. Accompagné de deux musiciens bénévoles sur le fil du rasoir, ce punk «stupide» refuse les codes de la scène.
L'univers de Poésie Zéro tient en un projet absurde et salvateur : propager une Fédération Internationale qui essaimerait dans chaque ville du monde pour que les concerts cessent enfin. Entre parodie, revendication et pure déjà-vu punk, le groupe peaufine un détournement efficace de la forme. Sur scène, ils se font plaisir sans filtre, dépoussièrent une scène rock masculine et nostalgique, bousculée par des performances où le chaos organisé vaut souvent mieux que la maîtrise.