
Un « curieux quintette » : les vents de l'Orchestre de Paris explorent Bach, Farkas, Ravel et Bizet
Du piccolo au contrebasson, cinq musiciens de l'Orchestre de Paris proposent un concert de musique de chambre où se répondent quatre compositeurs que tout semble opposer. Le programme s'ouvre sur le Prélude et fugue BWV 867 de Bach, extrait du premier livre du Clavier bien tempéré achevé en 1722, ici arrangé pour piccolo, cor anglais, petite clarinette, clarinette basse et contrebasse par Lionel Bord. Sa fugue à cinq voix, l'une des deux seules de tout l'ouvrage, tient une place particulière dans le cycle.
Suivent les Danses hongroises du XVIIe siècle de Farkas, pièces folkloriques anonymes que le compositeur a rassemblées puis transcrites pour quintette à vent après une première version pour piano.
Le concert se poursuit avec des extraits de Ma Mère l'Oye de Ravel, dans un arrangement pour quintette à vent de Joachim Linckelmann, où féérie et poésie se mêlent à la manière des contes qui ont inspiré le compositeur. Il se referme sur des extraits de Carmen de Bizet, œuvre solaire créée en 1875 dont la popularité ne s'est jamais démentie, au point que Nietzsche y voyait un antidote à la « maladie » wagnérienne.
Les musiciciens réunis pour l'occasion : Anaïs Benoit au piccolo, Gildas Prado au cor anglais, Julien Desgranges à la clarinette basse, Olivier Derbesse à la petite clarinette et Amreï Liebold au contrebasson.